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Symposium

Volume 24, Issue 1, Spring 2020

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  • Issue: 1

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1. Symposium: Volume > 24 > Issue: 1
Jean-Philippe Deranty “A Matrix of Intellectual and Historical Experiences”: The Marxist Core in Merleau-Ponty’s Post-War Thinking
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This article seeks to re-evaluate the importance of the political in the thinking of Maurice Merleau-Ponty. The article first shows that Sartre’s description of Merleau-Ponty’s intellectual trajectory as one of increasing political apathy from the 1950s onwards is inaccurate. The article then demonstrates that throughout the post-war period, including in his project for a new ontology, Merleau-Ponty believed that a revised version of Marxism would provide the methodological framework within which philosophical work could address the political challenges of the present. This revised Marxism was to be a direct alternative to the reifying uses of Marx’s thinking. It would rely upon the latter’s self-reflexive historicism, which meant its very failures showed how philosophy might transform itself in connection with its own time. Cet article tente souligner la place du politique dans la pensée de Maurice Merleau-Ponty. On contestera d’abord la description faite par Sartre de sa trajectoire intellectuelle, selon laquelle il aurait fait preuve d’une apathie croissante, à partir des années cinquante, vis-à-vis des questions politiques. On montrera ensuite que durant toute la période d’après-guerre, jusque dans les recherches ontologiques ultimes, Merleau-Ponty a pensé qu’un usage renouvelé du marxisme permettrait au travail philosophique de répondre aux défis politiques du présent. Une telle révision du marxisme représentait une alternative directe aux usages réifiant de la pensée de Marx. Cette révision serait rendue possible par la réflexivité historiciste de cette pensée, qui fait que, dans ses erreurs mêmes, celle-ci révèle la capacité de la philosophie à se transformer au contact de son temps.
2. Symposium: Volume > 24 > Issue: 1
Janar Mihkelsaar Experiencing and Saying the Finitude of Language in Heidegger and Derrida
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This article explores how the later Heidegger and the early Derrida experience and say the “being” of language. Both stumble upon the impossibility of bringing language into language—either because, for Derrida, all terms are implicated in the differential process of semiosis; or because, for Heidegger, articulations are responses called forth from the being of language. This is how we experience the finitude of language. Instead of being plainly nameless, the word comes into presence in its being-absent, but does so in conflicting ways. Derrida’s différance brings into language the infinite self-signification of language, while Heidegger’s Ereignis brings into it the self-concealment of language in propositional statements. Cet article examine comment Heidegger, vers la fin de sa vie, et Derrida, à ses débuts, éprouvent et disent « l’être » du langage. Tous deux découvrent l’impossibilité de faire entrer le langage dans le langage – soit, dans le cas de Derrida, car tous les termes sont impliqués dans le processus différentiel de la semiosis; soit, dans le cas de Heidegger, car les articulations sont les réponses appelées par l’être du langage. C’est ainsi que nous faisons l’expérience de la finitude du langage. Au lieu d’être tout simplement sans nom, le mot trouve présence dans son être-absent, de manières néanmoins conflictuelles. La différance de Derrida fait entrer dans le langage l’auto-signification infinie du langage, alors que l’Ereignis de Heidegger y introduit l’auto-dissimulation du langage dans des formulations propositionnelles.
3. Symposium: Volume > 24 > Issue: 1
Mélissa Thériault Despentes ou l’affranchissement du corps
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La romancière et essayiste Virginie Despentes s’est imposée par une plume qui fait écho aux travaux de Preciado ou Butler, où, par le biais d’une forme de recherche-création, elle aborde des thèmes tels que la prostitution, la pornographie ou la violence féminine. Partant du principe selon lequel le personnel est politique, sa réflexion expose le caractère construit de ce qu’on prend habituellement pour donner : le soi et l’identité genrée. Cet article entend montrer comment le corps est décrit par Despentes comme lieu d’une potentielle résistance politique dans la mesure où, tout comme le soi, il peut se soustraire du moins en partie aux déterminismes par un processus d’autoreconstruction. En transformant leurs corps de façon à redéfinir leur identité, les personnages décrits par Despentes présentent différentes façons de penser les rapports entre individus, mais surtout, de générer un discours critique qui permet de penser l’identité au-delà des dichotomies de genre. French novelist and essayist Virginie Despentes has become prominent through her literary work, which echoes the works of Preciado or Butler. Through a form of research-creation, Despentes tackles topics such as prostitution, pornography, and female violence. Starting from the principle that “the personal is political,” her reflection exposes the constructed character of what is usually taken as given: the self and gendered identity. This article intends to show how Despentes describes the body as the locus of a potential political resistance insofar as, like the self, it can at least partly escape determinisms by a process of self-reconstruction. By shaping their own bodies so as to redefine their identity, the characters created by Despentes present different ways to rethink the connections between individuals and, most importantly, different ways to generate a critical discourse that allows one to think about identity beyond gender dichotomies.
4. Symposium: Volume > 24 > Issue: 1
Kathryn Lawson Art and the Other: Aesthetic Intersubjectivity in Gadamer and Stein
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Engaging with Hans-Georg Gadamer and Edith Stein, this article argues that art offers us a glimpse of the interiority of both the artist and the community of connoisseurs who share in a love of art. By tarrying with the other in the artwork, the other becomes enmeshed in the meaning of that work and herself becomes a facet of how art is meaningful and world-making. This process does not claim to know the entirety of the other. Rather, the other, like the artwork, is seen only in part. A trace of the other’s interiority affirms our suspicion of connection to the other but always maintains her mystery and autonomy beyond our totalizing conceptualization. Né d’une collaboration entre Hans-Georg Gadamer et Edith Stein, cet article soutient que l’art nous offre un aperçu authentique de l’intériorité de l’artiste et de la communauté de connaisseurs qui partagent leur amour de l’art. En s’attardant avec l’autre dans l’art, l’autre commence à s’emmêler sur le sens de cet art et il devient eux-mêmes une facette de la richesse de l’art et de la trans-formation du monde. Ce processus ne prétend pas connaître l’autre dans son intégralité. Au contraire, l’autre, tout comme l’art, est vu seulement en partie. Des réminiscences de l’intériorité de l’autre confirment notre suspicion de connexion à l’autre mais préservent toujours son mystère et son autonomie au-delà de notre conceptualisation totalisante.
5. Symposium: Volume > 24 > Issue: 1
Michael Bennett Answering the Bioethicists’ Objection: Habermas and Arendt on Evolution
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Bioethicists criticize Jürgen Habermas’s argument against “liberal eugenics” for many reasons. This essay examines one particular critique, according to which Habermas misunderstands the implications of human evolution. In adopting Hannah Arendt’s concept of “natality,” Habermas seems to fear that genetically modified children will lose the contingency of their births, which would impair their capacity for political action; but according to evolutionary theory, bioethicists argue, this fear is unfounded. I explore this objection by entertaining the hypothesis that Habermas’s argument assumes Arendt’s interpretation of Darwinian evolution in addition to her conception of natality, and then I answer it by contrasting the conceptions of evolution held by Habermas, by Arendt, and by Habermas’s critics. Les bioéthiciens critiquent l’argument de Jürgen Habermas contre « l’eugénisme libéral » pour de nombreuses raisons. Cet essai examine une critique en particulier, selon laquelle Habermas comprend mal les implications de l’évolution humaine : en adoptant le concept de la « natalité » de Hannah Arendt, Habermas semble craindre que les enfants soumis à une modification génétique ne perdent la contingence propre à leur naissance, une perte qui diminuerait leur capacité pour l’action politique, mais selon la théorie de l’évolution, les bioéthiciens soutiennent que cette peur est sans fondement. J’explore cette objection à Habermas en considérant l’hypothèse que, en plus du concept de la natalité, Habermas suppose aussi l’interprétation arendtienne de l’évolution biologique de Darwin, et j’y répond en confrontant cette conception de l’évolution avec la conception propre à Habermas et avec celle des bioéthiciens qui lui ont répondu.
6. Symposium: Volume > 24 > Issue: 1
Andrew Jampol-Petzinger Kierkegaard as a Thinker of Deleuzian Immanent Ethics
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In this article, I present an interpretation of Kierkegaard’s ethics in terms of Gilles Deleuze’s distinction between immanent ethics and transcendent morality. I argue that Kierkegaard’s skepticism towards moral prescription, his emphasis on the single individual as the basis of normative evaluation, and his view of Christianity as somehow “beyond” the scope of moral obligation are all functions of a Deleuzian conception of immanent ethics as a non-moralistic form of normativity. On this basis, I argue for two conclusions: first, that Kierkegaard’s work is better understood through this frame-work than through either aretaic or deontological frameworks; and second, that Deleuzian ethics is better served by Kierkegaardian illustrations like patience and stillness, than by the tropes of destruction that are often associated with it. Dans cet article, je présente une interprétation de l’éthique de Kierkegaard du point de vue de la distinction deleuzienne entre l’éthique immanente et la moralité transcendante. Dans cette perspective, je soutiens que le scepticisme de Kierkegaard quant à la prescription morale, sa conception d’un christianisme « en dehors » du champ de l’obligation morale, et l’accent qu’il fait porter sur le seul individu comme étant la base des évaluations normatives, sont tous fonction d’une conception deleuzienne de l’éthique immanente, en tant que forme amorale de la normativité. Sur cette base, j’affirme deux conséquences : la première, que l’oeuvre kierkegaardienne est mieux comprise selon ce cadre que selon, d’une part, le cadre de l’éthique de la vertu, et d’autre part, le cadre déontologique. La deuxième, que l’éthique deleuzienne s’illustre mieux par les exemples kierkegaardiens, comme ceux de la patience et de la tranquillité, que par les tropes de la destruction auxquels elle est souvent associée.
7. Symposium: Volume > 24 > Issue: 1
Constantin V. Boundas, Daniel W. Smith, Ada S. Jaarsma Encounters with Deleuze: An Interview with Constantin V. Boundas and Daniel W. Smith
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This interview, conducted over the span of several months, tracks the respective journeys of Constantin V. Boundas and Daniel W. Smith with the philosophy of Gilles Deleuze. Rather than “becoming Deleuzian,” which is neither desirable nor possible, these exchanges reflect an array of encounters with Deleuze. These include the initial discoveries of Deleuze’s writings by Boundas and Smith, in-person meetings between Boundas and Deleuze, and the wide-ranging and influential philosophical work on Deleuze’s concepts produced by both Boundas and Smith. At stake in this discussion are key contributions by Deleuze to continental philosophy, including the distinction between the virtual and the actual and the very nature of a “concept.” Also at stake is the formative or pedagogical impact of a philosopher, like Deleuze, on those who find and fully engage with his texts, concepts, and project. Cette interview, menée sur plusieurs mois, suit les parcours respectifs de Constantin V. Boundas et Daniel W. Smith avec la philosophie de Gilles Deleuze. Au lieu de « devenir Deleuzien, » ce qui n’est ni souhaitable ni possible, ces échanges reflètent un éventail de rencontres avec Deleuze. Il s’agit notamment des premières découvertes des écrits de Deleuze par Boundas et Smith, des rencontres en personne entre Boundas et Deleuze, et du travail philosophique vaste et in􀏔luent sur les concepts de Deleuze produit par Boundas et Smith. L’enjeu ici étant les contributions clés de Deleuze à la philosophie continentale, y compris la distinction entre le virtuel et l’actuel, et la nature même d’un « concept. » Mais il y a aussi l’impact formateur ou pédagogique d’un philosophe, comme Deleuze, sur ceux qui trouvent et s’engagent pleinement dans ses textes, ses concepts et ses projets.
8. Symposium: Volume > 24 > Issue: 1
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