Displaying: 1-8 of 8 documents

0.019 sec

1. Chiasmi International: Volume > 13
Glen Mazis Review
abstract | view |  rights & permissions
RésuméS’agissant de l’oeuvre de Merleau-Ponty on s’aperçoit, si l’on n’en reste pas à la surface, que le beau n’est pas une catégorie du jugement esthétique dans le sensclassique, mais plutôt, selon la formule de Galen A. Johnson dans son Introduction, une dimension du « domaine entier du visible ». Selon Johnson, « le beau est la profondeur, le rythme et le rayonnement de l’Être lui-même ». Or ces dimensions de la chair sont les clés pour mieux comprendre l’ontologie merleau-pontienne. Si donc « le beau n’est ni subjectif ni objectif, mais occupe l’entre-deux qui est l’entre-monde, l’intersubjectif, l’intercorporel » (p. 5), il prend toute son importance dans une ontologie de la chair. Pour Merleau-Ponty en effet, « la beauté n’est pas du tout une qualité, mais une expérience qui se produit entre la chose et celui qui l’apprécie » (p. 39). C’est pourquoi, par ses analyses de l’importance du rayonnement, de la profondeur et du rythme, G. A. Johnson nous conduit au coeur de la chair en montrant que la beauté est « une chose élémentaire dans l’élément de la chair vue elle-même comme chiasme » (p. 39).Dans le chapitre sur Cézanne, l’auteur montre que Merleau-Ponty recherche une « beauté forte » qui ouvre les choses, le monde et le temps par la couleur, d’une manière qui conduit à une tout autre sorte de rencontre avec la monumentalité des choses humbles et avec un « temps d’avant le temps ». Dans les chapitres sur Rodin et Klee, Johnson trouve, chez Rodin, une puissance en tant que beauté qui s’enracine dans le déploiement des contraires, et, chez Klee, une « mortalité de la beauté » qui situe le sens spirituel du monde dans ce monde et non pas dans le domaine transcendant d’un outre-monde – une « transdes-cendance ».Les derniers chapitres du livre articulent la beauté et le sublime au plan ontologique. Plutôt que de chercher la possession d’une qualité, d’un événement ou d’un objet, ledésir en tant qu’ouverture à la profondeur comme telle est, tout à la fois, ce qui produit et ce qui déborde cette profondeur. La puissance productive du désir provient de laforce de la mémoire de l’imagination et de l’inconscient, qui font partie de l’institution d’un « monde intérieur » de la beauté. L’auteur conclut qu’on ne fera pas justice autraitement merleau-pontien de l’art sans envisager « une forme de recherche qui unit le visible et l’invisible, la présence et l’absence, l’activité et la passivité, l’existence etl’essence, le réel et l’imaginaire ».RiassuntoNel lavoro di Merleau-Ponty, se si volesse guardare oltre la superficie, “il bello” non è una categoria del giudizio estetico in senso classico, ma, piuttosto, è una dimensione dell’“intero regno del visibile”, come Johnson sottolinea nell’introduzione. Nel pensiero di Merleau-Ponty “il bello è la profondità, il ritmo e il chiarore dell’Essere stesso”. Tre dimensioni della carne rappresentano la chiave per comprendere più a fondo l’ontologia di Merleau-Ponty. Se “il bello non è né soggettivo né oggettivo ma occupa il fra che è l’intermondo, l’intersoggettivo, l’incorporeo” (p. 5), allora il bello è di grande importanza per un’ontologia della carne. Per Merleau-Ponty, “il bello non è assolutamente una qualità, ma un’esperienza che accade fra la cosa e colui che la apprezza” (p. 39). Prendendo in considerazione l’importanza del chiarore, della profondità e del ritmo, Johnson ci porta al cuore della carne e in tal modo la bellezza si rivela come “qualcosa di assolutamente fondamentale nell’elemento della carne stessa in quanto chiasma” (p. 39).Nel capitolo su Cézanne, quest’ultimo è visto come una artista che persegue un “forte bellezza” che apre la cosa, il mondo e il tempo attraverso il colore, in un modoche permette un altro di incontro con la monumentalità delle cose umili e con “un tempo prima del tempo”. Nel capitolo sull’opera di Rodin e di Klee, Johnson trova nellavoro di Rodin un sorta di potere in quanto bellezza che proviene dall’intreccio degli opposti e in Klee una sorta di “mortalità del bello” che pone il senso spirituale delmondo in questo mondo e non in un qualsiasi regno trascendente e soprannaturale – una “trans-scendenza”.L’ultimo capitolo del libro conduce la bellezza e il sublime a un’articolazioneontologica.Piuttosto che cercare di prendere possesso di una qualità, un evento o un oggetto, il desiderio in quanto apertura a tali profondità è sia qualcosa di produttivo sia qualcosadi eccessivo a tali profondità. Il potere produttivo del desiderio deriva dalla forza della memoria, dell’immaginazione e dell’inconscio che hanno parte nell’istituzionedell’“intermondo” del bello. Non renderemo giustizia alla maniera merleau-pontyana di trattare l’arte, fino a quando non concepiremo “una forma di visione che uniscevisibile e invisibile, presenza e assenza, attività e passività, esistenza e essenza, reale e immaginario”.
2. Chiasmi International: Volume > 16
Frank Chouraqui On Rajiv Kaushik’s Art, Language and Figure in Merleau-Ponty: Excursions in Hyper-Dialectic
abstract | view |  rights & permissions
Rajiv Kaushik’s Art, Language and Figure in Merleau-Ponty continues the work begun last year in Art and Institution by exploring the ontological grounds upon whichMerleau-Ponty locates the continuity of philosophy with the visual arts. The mission and the privilege of art are to allow the invisible to appear in its own terms. As such, artpossesses the potential of completing the endeavors of philosophy by bringing the world to expression without abusively bringing it to visibility. Kaushik’s analyses of Merleau-Ponty’s concept of “figural philosophy,” of the relevance of Merleau-Ponty’s reading of Saussure for his philosophy of art, and of the dynamic and ontological potential contained in the tracing of a line are profound and each makes decisive contributions to the study of Merleau-Ponty’s aesthetics. In addition to these, Kaushik’s analysis of artworks and artists such as Cy Twombly allow him to make this more than a book about Merleau-Ponty’s philosophy or a book about art; it is a book that enacts their continuity as it describes it, in true hyper-dialectical fashion.
3. Chiasmi International: Volume > 16
Kathleen Hulley, Donald A. Landes Phenomenology, Ontology, and the Arts: Reading Jessica Wiskus’s The Rhythm of Thought
abstract | view |  rights & permissions
Jessica Wiskus’s book The Rhythm of Thought: Art, Literature, and Music (University of Chicago Press, 2013) is a fascinating study of Merleau-Ponty’s late philosophy inrelation to the artistic expression of Mallarmé, Cézanne, Proust, and Debussy. By invoking examples from across the arts and citations from across Merleau-Ponty’soeuvre, Wiskus provides us with a style for reading some of Merleau-Ponty’s difficult late concepts, including noncoincidence, institution, essence, and transcendence.In this review, we explore some of the key concepts and insights of Wiskus’s rich, interdisciplinary book and offer some places where the depth that it opens up perhapsinvites further exploration.
4. Chiasmi International: Volume > 18
Ariela Battan Horenstein The Movement of Experience
5. Chiasmi International: Volume > 19
Glen A. Mazis Voyance, Precession and Screen in Merleau-Ponty’s Later Philosophy in Mauro Carbone’s The Flesh of Images
abstract | view |  rights & permissions
Mauro Carbone’s The Flesh of Imagesexplores the status of images as the precession of the invisible and the visible in Merleau-Ponty’s notion of “sensible ideas” ideas, but is at the same time a concise, original, and illuminating exploration of Merleau-Ponty’s sense of the flesh and his later philosophy, as well as speculating on an important historical shift in the sense of Being. Carbone articulates the flesh as the traversal, by Visibility, of the seer as Being, where the invisible is shown forth indirectly by the visible and is ultimately the activity of visible Being that manifests a sort of desire to see itself through enveloping the visible beings that are seers. Carbone utilizes the notion of “voyance” as a seeing further into what had not been present before as the opening of a latency that is carried forth as the invisible’s pregnancy within the visible that ultimately brings into undecidability the primacy of perception and that of imagination,as well as being a retrograde movement within time that allows access to a mythical time and renders a differing, an immemorial time that has never been—the time in which Proust’s and Merleau-Ponty’s “sensible ideas” live. Carbone details Merleau-Ponty’s“ontological rehabilitation of the surface” in which the surface like the film screen is no longer a veil as constituting an obstacle, but rather is the surface of manifestation of Being, expressing the modern mutation in the relation to Being.Dans The Flesh of Images, Mauro Carbone explore le statut des images en tant que précession du visible et de l’invisible à partir de la notion d’« idées sensibles », mais il offre en même temps une étude à la fois synthétique, originale et éclairante du sens de la chair et de la pensée du dernier Merleau-Ponty, ainsi qu’une réflexion théorique sur un tournant historique fondamental dans le sens de l’Être. Carbone articule une pensée de la chair comme ce qui est transversal – par la Visibilité – au voyant en tant qu’Être, où l’invisible se donne à voir de manière indirecte à même le visible et est ultimement l’activité de l’Être visible qui vient manifester une sorte de désir de se voir par le fait même d’envelopper les êtres visibles qui sont voyants. Carbone se sert ainsi de la notion de « voyance » en tant que voir plus ou plus loin ce qui ne s’est pas encore présentifié comme l’ouverture d’une latence qui est portée en tant que prégnance invisible au sein du visible, ce qui fait que le primat entre perception et imaginaire devient indécidable, se construisant comme un mouvement temporel rétrograde, qui donne accès à un temps mythique et réalise un temps différé et immémorial qui n’a jamais été présent – le temps des idées sensibles de Proust et de Merleau-Ponty. Carbone expose la « réhabilitation ontologique de la surface » opérée par Merleau-Ponty en ce que la surface de l’écran cinématographique ne fonctionne plus comme un voile, c’est-à-dire ne constitue plus un obstacle, mais est plutôt la surface sur laquelle l’Être se manifeste, en exprimant la mutation contemporaine de notre relation à l’Être. The Flesh of Images di Mauro Carbone esplora lo statuto delle immagini come precessione di visibile e invisibile, secondo la nozione merleau-pontiana di “idee sensibili”, ma allo stesso tempo costituisce un’indagine concisa, originale e illuminante del concetto di carne e del pensiero dell’ultimo Merleau-Ponty. Il volume riflette inoltre su un importante slittamento storico nella concezione dell’Essere. Carbone articola il concetto di carne come ciò che è trasversale, attraverso la Visibilità, al vedente in quanto Essere, in cui l’invisibile appare indirettamente attraverso il visibile e in cui, in ultima analisi, è l’attività dell’Essere visibile che manifesta una sorta di desiderio di vedere se stesso rivestendo quegli esseri visibili che sono i vedenti. Carbone impiega la nozione di “voyance” per indicare un vedere oltre che coglie ciò che non si è ancora reso presente. Si tratta dell’apertura di una latenza che emerge come pregnanza dell’invisibile all’interno del visibile. Tale dinamica conduce a un’indecidibilità del primato della percezione e dell’immaginazione, costituendo al contempo un movimento temporale retrogrado che permette di accedere a un tempo mitico e che realizza un tempo differito e immemoriale che non è mai stato presente – il tempo delle “idee sensibili” di Proust e di Merleau-Ponty. Carbone espone la “riabilitazione ontologica della superficie” condotta da Merleau-Ponty, secondo cui la superficie dello schermo cinematografico non è più un velo che ostacola, ma piuttosto una superficie su cui l’Essere si manifesta, che esprime la trasformazione contemporanea della nostra relazione all’Essere.
6. Chiasmi International: Volume > 19
Martina Ferrari Paradoxical Beginnings: Reading Judith Butler’s Senses of the Subject
abstract | view |  rights & permissions
Spanning nearly twenty years (1993-2012), the essays in Judith Butler’s Senses of the Subject investigate the processes of subject formation. Via an engagement with canonical philosophical figures like Descartes, Malebranche, Merleau-Ponty, Spinoza, Irigaray, Hegel, Kierkegaard, Sartre, and Fanon, Butler develops the thesis that a radical “susceptibility” or “impressionability” vis-à-vis social and linguistic powers is constitutive of the “I.” This claim, as I suggest in the review, has two implications. First, any attempt to account for this process of initial formation is inherently paradoxical; it seeks to put into words a moment that is temporally and structurally prior to the emergence and development of the “I” and the ability to recount such an emergence. Second, the subject, and also the process of subject’s formation, is structurally and temporally open, incessantly relying upon that which is “external” to the subject for its emergence. This collection, which is exclusively devoted to Butler’s engagement with the philosophical tradition, is an invaluable contribution not only to the understanding of Butler’s philosophy and her relationship with the canon. It also opens the space for an investigation of Butler’s philosophical commitments to query why the body seems to dematerialize from her work, even, it seems, when she makes the materiality of the body an explicit focus of her inquiry.Sur une durée de presque vingt ans (1993-2012), les essais rassemblés dans Senses of the Subject de Judith Butler examinent les processus de la formation des sujets. À travers le débat avec des figures philosophiques canoniques telles que Descartes, Malebranche, Merleau-Ponty, Spinoza, Irigaray, Hegel, Kierkegaard, Sartre et Fanon, Butler développe la thèse qu’une « susceptibilité » ou « impressionnabilité » radicale par rapport aux pouvoirs sociaux et linguistiques est constitutive du « Moi ». Cette thèse, comme je le suggère dans ma recension, a deux implications. En premier lieu, toute tentative de rendre compte de ce processus de formation initiale est paradoxal ; elle consiste à mettre en mots un moment qui est temporellement et structurellement premier par rapport à l’émergence et au développement du « Moi » et donc à la capacité de rendre compte d’une telle émergence. En second lieu, le sujet, et donc aussi le processus de formation du sujet, est structurellement et temporellement ouvert, et repose continuellement sur ce qui est « externe » au sujet pour son émergence. Ce recueil, exclusivement consacré au débat de Butler avec la tradition philosophique, est une contribution incontournable, non seulement pour la compréhension de la philosophie de Butler et de sa relation avec le canon, mais encore parce qu’il ouvre un espace pour examiner pourquoi le corps semble dématérialisé dans son oeuvre, même lorsqu’elle fait de la matérialité du corps le centre de sa réflexion. Distribuiti lungo l’arco di quasi vent’anni (1993-2012), i saggi contenuti in Senses of the Subject di Judith Butler indagano il processo della formazione del soggetto. Attraverso un confronto con figure canoniche della filosofia come Cartesio, Malebranche, Merleau-Ponty, Spinoza, Irigaray, Hegel, Kierkegaard, Sartre e Fanon, Butler sviluppa la tesi che l’“Io” sia costituito da una radicale “suscettibilità” o “impressionabilità” rispetto ai poteri sociali e linguistici. Questa tesi, come suggerisco nella mia recensione, ha due implicazioni. In primo luogo, qualunque tentativo di rendere conto di questo processo di formazione iniziale è paradossale: si tratterebbe di un tentativo di esprimere attraverso le parole un momento che è temporalmente e strutturalmente precedente all’emergere e svilupparsi dell’“Io” e alla capacità di riportare e riferire questo stesso emergere. In secondo luogo, il soggetto, così come il processo della sua formazione, è strutturalmente e temporalmente aperto, e si affida incessantemente a ciò che è “esterno” al soggetto stesso nel suo emergere. La raccolta in questione, interamente dedicata al confronto di Butler con la tradizione filosofica, non soltanto rappresenta un contributo inestimabile per la comprensione della filosofia dell’autrice e della sua relazione con la tradizione; essa offre anche la possibilità di mettere a fuoco i termini dell’impegno filosofico di Butler, così da chiarire perché il corpo sembri smaterializzarsi dal suo lavoro anche laddove apparentemente l’autrice fa della materialità del corpo un nucleo centrale della propria indagine.
7. Chiasmi International: Volume > 19
Sarah McLay Self as Divergence: Reading David Morris’ and Kym Maclaren’s Time, Memory, Institution. Merleau-Ponty’s New Ontology of Self
abstract | view |  rights & permissions
Kym Maclaren’s and David Morris’ edited volume Time, Memory, Institution: Merleau-Ponty’s New Ontology of Self is an excellent study of Maurice Merleau-Ponty’s concepts of memory, temporality and institution. Its chapters examine these concepts in their relation to his indirect ontology, together revealing that selfhood is instituted via ontological disparity or divergence (écart). In this review, I explore what I take to be the most salient insights of the book’s authors, and suggest that the volume as a whole repositions phenomenology towards a method that is implicated and operates in the movements of Being itself, and therefore calls for a critical phenomenology.Le volume Time, Memory, Institution: Merleau-Ponty’s New Ontology of Self dirigé par Kym Maclaren et David Morris présente une excellente étude des concepts de mémoire, temporalité et institution chez Merleau-Ponty. Ces concepts sont examinés en rapport avec l’ontologie indirecte de Merleau-Ponty, afin de révéler que le soi s’institue à travers un écart ontologique. Dans ce compte rendu, j’explore les intuitions des auteurs que je considère comme étant les plus significatives et je cherche à montrer comment l’ouvrage dans son ensemble vient replacer la phénoménologie dans la perspective d’une méthode qui opère dans les mouvements de l’Être lui-même, et appelle donc à une critique de la phénoménologie.Kym Maclaren e David Morris sono i curatori del volume Time, Memory, Institution: Merleau-Ponty’s New Ontology of Self che presenta un’eccellente analisi dei concetti di memoria, temporalità e istituzione nel pensiero del filosofo francese. Queste nozioni sono indagate in relazione all’ontologia indiretta di Merleau-Ponty, rivelando allo stesso tempo che il sé si istituisce a partire dalla disparità (écart) o dallo scarto ontologico. In questa recensione, mi concentro su quelli che ritengo essere gli apporti più significativi di questa opera collettiva, per mostrare come il volume nel suo insieme venga a riposizionare la fenomenologia nella prospettiva di un metodo che opera nei movimenti dell’Essere stesso e quindi implica una critica della fenomenologia.
8. Chiasmi International: Volume > 9
Patrick Burke The Philosophy of Claude Lefort