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161. Chôra: Volume > 9/10
Laurent Lavaud Dire le divin: Plotin, Eunome, Grégoire de Nysse
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Cet article se propose d’examiner les rapports complexes qu’entretiennent Eunome et Grégoire de Nysse vis-à-vis de Plotin, en ce qui concerne la capacité du langage humain à dire le divin. D’un côté, Eunome trouve dans le système hiérarchisé des principes plotiniens et dans la théorie néoplatonicienne de l’homonymie des points d’appui pour étayer sa propre vision des rapports entre les Personnes divines. Mais de l’autre, l’apophatisme de Plotin présente de profondes affinités avec le projet de Grégoire de préserver le mystère inconnaissable de l’ousia divine. De ce point de vue, la théorie d’Eunome selon laquelle les noms divins traduisent directement l’essence de Dieu se situe sur la rive opposée au néoplatonisme.
162. Chôra: Volume > 9/10
Anca Vasiliu Comment parler du beau ? L’âme et ses discours dans le Phèdre
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Le Phèdre est considéré comme un dialogue portant sur le beau. Mais du beau il n’est question qu’à travers trois discours qui portent sur l’amour. La tradition des commentaires du Phèdre, telles les scholies d’Hermias, fait état d’une forme d’initiation qui permet de passer de la beauté singulière d’un corps à la beauté des logoi (éloges, discours amoureux), puis à la connaissance de la seule beauté vraie puisque parfaite, la beauté intelligible. C’est la leçon de Diotime, du Banquet, qui serait ainsi appliquée par Socrate à Phèdre dans le dialogue éponyme afin de transformer la fascination pour la rhétorique en amour de la sagesse et passer de l’imitation des belles paroles à la perfection de l’identité avec le beau dans l’Un. Cependant, la beauté évoquée par Socrate est visible et ne correspond pas à cette perfection de l’identité dans l’intelligible à laquelle aspire l’amant de la sagesse, puisque l’âme l’atteint non par un nécessaire exercice sur elle-même mais par un acte de reconnaissance qui la transcende. À l’inverse de ce qui se produit dans le Banquet, dans le Phèdre ce n’ est pas le beau qui conduit à l’amour, mais l’amour qui prépare l’âme à reconnaître le beau. Parler du beau revient alors à confier à l’âme, et à elle seule dans ce cas, l’accès aux vertus épiphaniques du logos. Ces dialogues sont revisités par Plotin dans deux textes consacrés à la question du beau (Ennéades I, 6, «Sur le Beau» [T.1] et V, 8, «Sur la beauté intelligible» [T.31]). Le modèle du discours amoureux demeure toujours le moyen privilégié pour définir le beau en même temps que pour s’exercer au perfectionnement de soi. Pourquoi la réflexivité de l’éros est-elle appelée à jouer un rôle essentiel à l’égard du beau, cette catégorie appelée plus tard transcendantale?
163. Chôra: Volume > 9/10
Lidia Palumbo Pensare l’anima nello spazio iconico dei dialoghi di Platone
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Il y a dans les Dialogues de Platon une idée scénique de l’âme. Le texte lui-même peut-être lu comme une représentation, comme une mise en scène de la pensée qui se déploie dans l’âme. L’âme, à son tour, contient une population psychique avec de nombreux habitants. Ces habitants de l’âme parlent entre eux, et ce sont ces discours qui font (sont) l’âme, parce que la psyche pour Platon a une nature linguistique, est un tissu de mots et d’images. Dans le Philèbe l’âme est assimilée à un biblion, et les textes de Platon, tout autant que les textes du théâtre, sont des biblia. L’écriture des logoi sokratikoi a pour but la mémoire (mneme) et la conservation (sōtēría) de l’enseignement du maître pendant son absence. Cependant – comme dit le Phédre – le discours du maître doit s’écrire dans l’âme des disciples, et tous les discours – comme dit le Protagoras – se gardent uniquement dans l’âme des hommes. L’âme est un texte qui garde les discours et les images, et dans l’âme, comme sur une scène, on parle avec les autres ou avec soi même. L’idée de l’âme comme une scène est fondée aussi bien sur la définition de la pensée qui – dans le Théétète – est «une discussion que l’âme elle-même poursuit tout du long avec elle-même».
164. Chôra: Volume > 9/10
Sylvain Roux Conscience et image: Plotin et le rôle de la phantasia
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Cet article étudie le rapport particulier établi par Plotin entre deux notions, l’antilêpsis et la phantasia, pour penser la prise de conscience par l’âme de certains «objets» et de certaines activités. Car celle-ci pose un problème que Plotin a formulé clairement, à la fin du traité 10 (V, 1), sans lui trouver encore de solution absolument satisfaisante. Si l’antilêpsis a besoin de la phantasia pour s’exercer, peut-il en être de même pour les activités supérieures de l’âme dont elle voudrait prendre conscience, puisque la phantasia se rattache à la sensation dont elle est issue ? La question est alors de savoir si les réalités supérieures échappent à toute conscience ou si cette dernière peut les saisir, au moins sous la forme qui lui est propre. On cherchera ici à exposer les aspects principaux de ce problème, mais surtout, à partir de textes tirés des traités 27 (IV, 3) et 46 (I, 4), à saisir la solution que Plotin lui apporte.
165. Chôra: Volume > 9/10
Jan‑Ivar Lindén Intentionnalité et perception: une esquisse aristotélicienne
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Intentionality is a key concept in the phenomenological tradition, but also figures in several other currents of contemporary thought, often as a criteria of consciousness. Husserl adopted the principle of intentionality from Franz Brentano, who was heavily influenced by Aristotle and medieval Aristotelian tradition. Considering that intentionality means a direction of thought or behaviour, it is quite evident that Aristotle remains a major reference in this context : through the idea of natural entelechies, the theory of life, perception and thinking and through the ethical descriptions of dispositions, virtues and decisions. Whatever point of view chosen, it seems obvious that the equivalent of Husserlian intentionality must be something else in Aristotle than a principle of constitution of objects in the sense of modern (Cartesian and Kantian) tradition. What could be called intentionality in Aristotle seems rather to be something like a direction of behaviour, founded on natural tendencies. Such a «physiomorphic» intentionality can shed some light on the contemporary discussions concerning consciousness, knowledge and affectivity and similarly differentiate and situate the «modern» critique of teleology. The present article deals with these questions in relation to phantasia and orexis.
166. Chôra: Volume > 9/10
Bernard Collette‑Dučić Sommeil, éveil et attention chez Plotin
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D’après l’oracle d’Apollon, Plotin avait une capacité extraordinaire à ne jamais vraiment succomber au sommeil. Porphyre, dans le commentaire qu’il donne de cet oracle, introduit l’idée remarquable d’une double attention, tournée tout à la fois vers l’intérieur et vers l’extérieur. L’éveil de Plotin ne serait donc pas simplement une autre manière de parler de la contemplation, mais engloberait aussi un pôle «pratique», dirigé vers le monde des sens et de l’action. L’étude des Ennéades nous montre que le commentaire de Porphyre s’appuie vraisemblablement sur Plotin lui-même, lequel soutient que l’éveil du sage, fondé dans la contemplation des intelligibles (des Formes que Plotin présente littéralement comme «insomniaques»), s’exprime également à travers l’action. La thématique de l’éveil se révèle ainsi riche en enseignements, en particulier en ce qu’elle nous force à réviser notre interprétation de la vie du sage selon Plotin, une vie qui ne rejette pas l’action, mais fonde bien plutôt celle-ci dans la contemplation.
167. Chôra: Volume > 9/10
Wiebke‑Marie Stock Peintres et sculpteurs de l’âme dans la philosophie de l’Antiquité tardive païenne et chrétienne
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The epimeleia tês psyches, that is, the formation and purification of the soul, is an important topic in Ancient Philosophy. As the soul is immaterial it can be difficult to understand what is meant by the idea of a formation of the soul. Many philosophers in Antiquity try to explain the meaning of the formation of the soul by using linguistic imagery, that is, similes, metaphors and myths. In this paper some of these images, in particular, the images of the painter and sculptor of the soul, are presented and analysed. The function of these linguistic forms in the logic of the text and the conceptual differences between the image of the painter and the image of the sculptor are discussed.
168. Chôra: Volume > 9/10
Filip Karfík L’âme logos de l’intellect et le logismos de l’âme. À propos des Ennéades V, 1 [10] et IV, 3 [27]
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The paper raises the question of the relationship between the description of the soul as logos and the description of its cognitive activities as logismos in Plotinus’ Enneads V, 1 [10] et IV, 3 [27]. It first offers an interpretation of the definition of the soul as a logos of the intellect in V, 1 [10]. Then it scrutinises the use of the terms logismos and logizesthai in the same treatise and compares it to a similar use of these terms in IV, 3 [27]. In both treatises, these terms refer to two distinct cognitive activities of the soul, one of which is the activity of a soul remaining in the intelligible realm and contemplating the cognitive contents of the divine intellect, while the other one denotes the defective cognitive activity of an embodied soul. In its concluding section the paper deals with Plotinus’ explanation, in IV, 3 [27], 30, of how the accomplished cognitive activity atthe level of the soul as logos of the intellect becomes a defective logismos at the level of an embodied soul. The author stresses the role of the embodied soul’s faculty of representation.
169. The New Scholasticism: Volume > 1 > Issue: 1
Étienne Gilson Le Rôle de la Philosophie dans l’Histoire de la Civilisation
170. The New Scholasticism: Volume > 1 > Issue: 3
Réné Kremer La Philosophie en Belgique en 1926
171. The New Scholasticism: Volume > 1 > Issue: 4
Reg. Garrigou-Lagrange Fondement de la Distinction de Puissance et Acte selon Saint Thomas
172. The New Scholasticism: Volume > 11 > Issue: 2
G. Théry Thomas le Cistercien: Le commentaire du Cantique des Cantiques; pour dissiper une équivoque
173. The New Scholasticism: Volume > 12 > Issue: 3
Etienne Axters La Maître Cistercien Nicolas de Vaux-Cerney et Son Quodlibet
174. The New Scholasticism: Volume > 2 > Issue: 2
Régis Jolivet Le Mouvement Philosophique en France en 1926-1927
175. The New Scholasticism: Volume > 3 > Issue: 2
Bruno DeSolages Une Bataille pour Ia Scolastique
176. The New Scholasticism: Volume > 3 > Issue: 3
M. DeMunnynck Essai sur le principe de Causalité
177. The New Scholasticism: Volume > 3 > Issue: 4
P. G. Théry Recherches pour une Édition Greeque Historique du Pseudo-Denys
178. The New Scholasticism: Volume > 4 > Issue: 4
F. M. Festugière Les Origines de l’Idee de Dieu chez Plat
179. The New Scholasticism: Volume > 5 > Issue: 1
M. Gorce La Somme Theologique d’Alexandre de HaIès est-elle authentique?
180. The New Scholasticism: Volume > 5 > Issue: 4
A. Festugière La Notion du Péché Présentée par St. Thomas I, II, 71 et sa Relation avec la Morale Aristotélicienne