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21. Fichte-Studien: Volume > 43
Laurent Guyot Novalis et la question du prolongement poétique de la philosophie de Fichte
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Novalis explores the possibilities contained within the intellectual intuition highlighted by Fichte. The pure I or intellectual intuition is the absolute organ of the mind ; it no longer serves merely to deduce the world a priori, as it does in Fichte, but to discipline all the other organs with which man is endowed. It does so in order to abstract the body and soul from any mechanical influence and allow each of our senses to engender an a priori world. This article set outs to analyse the meaning of this aesthetic and poetic extension of Fichte’s philosophy.Novalis explore les possibilités recelées par l’intuition intellectuelle mise en évidence par Fichte. Le Moi pur ou intuition intellectuelle est l’organe absolu de l’esprit qui ne servira plus simplement, comme chez Fichte, à déduire a priori le monde, mais à discipliner la totalité des autres organes dont l’homme est pourvu, de manière à pouvoir soustraire le corps et l’âme à toute influence mécanique, et à permettre à chacun de nos sens d’engendrer un monde a priori. C’est le sens de ce prolongement esthétique et poétique de la philosophie de Fichte que cet article se propose d’analyser.
22. Fichte-Studien: Volume > 47
Ives Radrizzani De la gestion des fantômes du nihilisme. La réponse de la Destination de l’homme
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The accusation of Nihilism, which Jacobi expressed in his Letter to Fichte, marks a caesura in Fichte’s production. Reputed to be the paradigmatical representantive of a philosophical tradition letting any reality dissolve in a simple game of shadows, Fichte sees himself constrained to clarify the status of the image in his system. This paper aims to examine the strategy to which he has recourse in the Destination of Man, in order to find an answer to the attack.
23. Fichte-Studien: Volume > 48
Marco Rampazzo Bazzan Le Vorbild comme clef de voûte de l’image et de l’usage de Platon chez Fichte
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The question whether Fichte was or not Platonist is not to be considered harmless. This is first and foremost a question that Fichte asks himself in front of his students during his Lecture on Ethics at the University of Berlin (SL-1812 GA II /13, 318). In this way Fichte pretended to clarify a point that he considered decisive for characterizing his conception of ethics. Thus, the question of his Platonism no longer concerns his knowledge nor his interpretation of Plato, but rather his manner and reasons for referring to him. In the following pages I try to identify the features and stakes of Plato’s image in Fichte’s texts. In this way, my aim is at identifying the function that the reference to Plato deploys in Fichte’s arguments. That means to elaborate an ethic to be thought over the formalism that Fichte imputed to Kant. From this angle, ,Plato‘ becomes to all effects a ,conceptual person‘ allowing Fichte to forge a singular concept, that of ,Vorbild’. My thesis is finally that Fichte’s Platonism enigma – or the deepest meaning that we can attach to this question – is recovered by that concept. The Vorbild is the keystone for a new conception of ethics, which Fichte elaborated under the name of ,superior morality‘.La question de savoir si Fichte a été ou non ‘platonicien’ ne peut pas être considérée comme anecdotique. Déterminer s’il a été ou non platonicien, c’est avant tout une question que Fichte se pose lui-même devant ses étudiants, durant le cours de La Doctrine de l’éthique (Sittenlehre) à l’Université de Berlin (SL-1812 GA II/13, 318). Ce questionnement de sa part nous intéresse ici parce que, par ce biais, Fichte veut éclaircir un point qui est à ses yeux décisif pour caractériser sa conception de l’éthique. Ainsi, la question de son platonisme ne porte plus sur ses connaissances ou son interprétation de Platon, mais plutôt sur sa manière et sur ses raisons de s’y référer. Dans les pages suivantes, nous tâcherons de cerner les traits et les enjeux de l’image de Platon dans les textes de Fichte.Nous voulons ainsi dégager le rôle que la référence à Platon joue dans ses argumentations en vue de l’élaboration d’une éthique qui puisse être pensée par-delà le formalisme que Fichte impute à Kant. Sous cet angle, ‚Platon‘ devient alors un ‘personnage conceptuel’ permettant à Fichte de forger un concept singulier, celui de ‚Vorbild‘. La thèse que nous allons donc défendre est que l’énigme du platonisme de Fichte – ou bien le sens le plus profond que nous pouvons attacher à cette question – tient exactement au concept de Vorbild qui deviendrait, ainsi, la clef de voûte pour une nouvelle conception de l’éthique, élaborée sous le nom de ‘morale supérieure’.
24. Fichte-Studien: Volume > 48
Luc Vincenti De l’image-modèle à l’image de Dieu. Le dépassement de l’individu dans la doctrine éthique de Fichte, 1798–1812
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Fichte’s ethics changed in many ways between 1794 and 1812: in the first place spiritual life replaced the transformation of nature; individual supersession was radicalized; and ethics was linked with first philosophy. In 1812 it was no longer a matter of inflecting natural necessity by means of the model image of an ideal world (Vorbild). The theme of image reappears as an externalizing of absolute life. Ethical action becomes a moment of this manifestation: a return to unity, following the process of fragmentation of the originary phenomenon (the I or the I-one), into an infinity of individual I’s. This fragmentation is fondamental: life is self-consciousness only in this individual form. The ethical act manifests the concept or image of God with the self-annihilation of individuality. Fichte had already written, in part XI of the Second Introduction, that the I, “only reasonnable”, “is no longer an individual”, and in the first Sittenlehre, § 18 : “We are all supposed to act identically”. Fichte’s final Ethics thus does not radicalize the supersession of the individual. It defines the rational individual by this supersession of himself [or herself], making ethics into a moment [stage] of the absolute life. The matter is not to merge the individual into the whole, but to partake in a living order, in the activity of the whole, which reaches out to each of its members, only to return to the first unity, by forming the whole as such.De 1794 à 1812, l’éthique de Fichte connaît plusieurs évolutions : abandon de la transformation de la nature au profit de la vie spirituelle, radicalisation du dépassement de l’individu, et rapprochement entre éthique et philosophie première. En 1812 il n’est plus question d’infléchir la nécessité naturelle par l’image modeèe (Vorbild) d’un monde idéal. La thématique de l’image apparaît comme extériorisation de la vie absolue. L’action éthique devient un moment de cette manifestation : le retour vers l’un, au terme d’un morcellement du phénomène originaire (le »Moi« ou »Moi un«) en une infinité de Moi(s) individuels. Cette diffraction est essentielle : la vie ne peut être consciente d’elle-même que dans cette forme individuelle. L’agir éthique manifeste le concept ou l’image de Dieu en anéantissant l’individualité. Mais la XIe section de la Seconde Introduction précisait déjà, que dans le monde moral, le Moi »uniquement raisonnable«, »a cessé d’être un individu« et dans la première Sittenlehre, § 18, Fichte écrivait : »Nous devons tous agir de la même manière«. L’éthique tardive ne radicalise donc pas le dépassement de l’individu. Elle définit l’individu rationnel par le dépassement de soi, en faisant de l’éthique un moment de la vie absolue. La question est donc moins de fondre l’individu dans un tout que de participer à un ordre vivant, à l’activité du tout qui va jusqu’à chacun des membres pour revenir vers l’unité première en constituant la totalité comme telle.
25. Fichte-Studien: Volume > 48
Eduardo Ralickas La Doctrine de la science à l’usage des artistes
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This paper addresses some of the figurative properties of Fichte’s philosophical discourse. In many texts from the so-called Spätphilosophie the WL is depicted as an »image of knowing«. In keeping with this idea, the author examines how figure and discourse are inextricably bound up in the space of Fichtean philosophy. The 1794 lectures Concerning the Difference Between the Sprit and the Letter Within Philosophy are particularly telling in this respect, for they foreground metaphor as the necessary vehicle for philosophical expression. Thus, Fichtean philosophy, understood both as discourse (in the sense of pragmatic linguistics) and as »material image«, openly embraces figural modes of knowing, for knowing itself is fundamentally an imagistic activity. In the final analysis, Fichte’s discourse does not separate concept and figure, philosophy and metaphor; instead, it opens up philosophy to the space of the figural – a space from which it ultimately stems and which constitutes the medium of the Wissenschaftslehre as such. In closing, the author reconsiders one of Fichte’s most striking metaphors, i.e., philosophy as Eucharist, in order to shed new light on a famous portrait of Fichte from 1812. He argues that the latter sustains in painterly form a meditation on the place of the figurative in philosophical discourse.Cet article est consacré à la question de la figurabilité du discours philosophique chez Fichte. La WL, on le sait grâce aux textes de la Spätphilosophie, incarne ce que Fichte appelle en 1812 l’»image du savoir«. Cet énoncé constitue le point de départ de notre réflexion sur les liens entre figure et discours dans la philosophie fichtéenne. À la lumière de quelques énoncés métaphilosophiques incontournables pour l’intelligence de la WL nous envisageons, dans un premier temps, le rôle de la métaphore dans l’enseignement fichtéen. Nous démontrons que la philosophie fichtéenne, entendue comme discours (au sens de la linguistique pragmatique) et comme »image matérielle«, doit épouser les traits d’une figure afin qu’on puisse la transmettre à autrui. Ainsi, loin de séparer concept et figure, philosophie et image, le dispositif fichtéen ouvre au contraire l’espace de la philosophie sur l’espace figural dont il est issu et qui en constitue le véritable médium. Dans un deuxième temps, en revenant sur une des métaphores les plus prégnantes dans le discours de Fichte, à savoir la philosophie comme Eucharistie, nous proposons l’analyse d’un célèbre portrait de Fichte qui n’a pas encore reçu l’attention philosophique qui lui revient et qui constitue, selon notre hypothèse, une réflexion inédite sur la figurabilité du discours en philosophie.
26. New Nietzsche Studies: Volume > 8 > Issue: 3/4
Jean Grondin Faut il incorporer Nietzsche à l’herméneutique? Raisons d’une petit résistance