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41. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 46 > Issue: 2
Sophie Audidière Réforme politique et éducation: un dialogue Godwin-Helvétius sur la perfectibilité
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ABSTRACT: This article analyzes the relation between Godwin (1756-1836), Republican and author of Politcal lustice (1793), and French philosophers, particularly Helvetius. Both Godwin and Helvetius were in favour of a political understanding of the theory of knowledge as opposed to an intellectual treatment of policy. They continually questioned the links between policy, history of the human understanding, and moral science from the perspective of the question of education. After the September Massacres (1792), Godwin’s thought changed radically and began to revolve around the notion of perfectibility. The final disagreement marked a distinction between French reformers, who advocated state control, and English writers, influenced by dissent and reformation, who held the idea of perfectibility.RÉSUMÉ: Cet article examine le rapport de Godwin (1756-1836), écrivain anglais «jacobin», auteur de Political Justice (1793), aux philosophes français, Helvétius en particulier. Partisans d’une politisation de la théorie de la connaissance plutôt que d’une intellectualisation de la politique, ils interrogent sans cesse, via la question de l’education, les liens du pouvoir politique, de l’histoire de l’entendement humain etde la science morale. Après les massacres de septembre (1792), la position de Godwin évolue considérablement et met en scène la perfectibilité. Le différend final marque la distinction entre un courant des Lumières françaises, réformatrices et étatistes, et un courant des Lumières anglaises, aux sources religieuses dissidentes ou réformées, porteuses, elles, de l’idée de perfectibilité.
42. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 46 > Issue: 2
Fulcran Teisserenc Consonnes et voyelles: les fonctions de l’Être et de l’Autre dans le Sophiste de Platon (251 a-25ge)
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RÉSUMÉ: Le but de cet article est de comprendre les fonctions que dans le Sophiste l’Étranger attribue à la forme de l’Être et à celle de l’Autre. À la différence d’une interprétation de type linguistique, qui vise à déceler dans le texte une distinction entre les emplois du verbe «être», nous mettons en évidence le rôle ontologique assigné aux très grands genres dans l’entrelacement des formes. Exploitant l’analogiedes voyelles, nous montrons que l’Être est un connecteur, qui rend actuelles les participations entre formes, tandis que l’Autre est un séparateur, qui rend actuelles leurs différences. Cette analyse permet d’eclairer les procédés dialectiques décrits dans le dialogue en termes très abstraits et de résoudre le problème controversé de l’auto-prédication sans avoir besoin de recourir à l’auto-participation.ABSTRACT: This article aims at understanding the functions of the forms of Being and the Other in Plato’s Sophist. In contrast with a linguistic interpretation purporting to draw a distinction between uses of the verb “to be,” I shed light on the ontological role ascribed to “the great genus” in the interweaving of forms. Focusing on the vowel analogy, I argue that the roles of Being and the Other respectively are that of a connector and aseparator actualizing the participations and the differences between the forms. The outcome of this analysis is to offer an explanation of the dialectical methods described in that dialogue in a rather obscure, abstract way; the much-debated question of self-predication can be settled without recourse to self-participation.
43. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 46 > Issue: 2
Pierre Poirier, Martin Ratte Et pourquoi pas une explication non représentationnelle de l’action motrice?: Considérations neurophénoménologiques
44. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 46 > Issue: 3
Jérémie Griard Guerre et paix selon Leibniz
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RÉSUMÉ: En excluant le monopole juridictionnel de la souveraineté afin de préserver une autorité supérieure aux souverains, Leibniz réduit celle-ci au seul monopole de la coercition. Cependant, cette redéfinition de la souveraineté place la guerre au cœur des relations internationales. Elle est, en tant que faculté, la condition de participation pour les souverains au «droit des gens», droit qui lui-même doit éviter de tellesguerres. La paix n’est donc pour Leibniz qu’au prix de l’établissement d’un équilibre entre forces contraires qui, en s’opposant et si elles sont de même intensité, annulent réciproquement leurs effets. C’est cette conception dynamique de l’ordre politique que cet article se propose de traiter.ABSTRACT: This article deals with Leibniz’s dynamic conception of political order. Leibniz reduces the sovereignty of States to the monopoly of coercion by setting apart jurisdictional monopoly and sovereignty. With this new definition of sovereignty however, war becomes the core of international relations. The sovereigns’ ability to make war is the condition to take part in law of nations, whose precise aim is to prevent wars. Peace can only exist if there is a balance between opposite forces of similar magnitude that cancel each other.
45. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 46 > Issue: 3
Raphaël Arteau Mcneil Platon, critique du materialisme: le cas de l’Hippias majeur
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RÉSUMÉ: Cet article poursuit un double objectif: premièrement, de montrer que, dans I’Hippias majeur de Platon, Hippias défend une ontologie matérialiste, et, deuxièmement, de définir la critique de cette ontologie matérialiste. Cette démonstration repose sur l’interprétation du passage qui se trouve en 300b4-301e3. Nous présenterons d’abord les limites des interprétations qu’en font P. Woodruff et I. Ludiam, pour ensuite définir le concept de matérialisme dans le contexte de la pensée ancienne (Démocrite) afin de dégager les traits spécifiques du matérialisme que Platon prête aHippias. L’opposition entre Hippias et Socrate est enfait une opposition ontologique entre deux conceptions de l’unité : les unités corporelles élémentaires (Hippias) et l’«unité formelle» (Socrate).ABSTRACT: The aim of this article is twofold: first, to show that, in Plato’s Hippias Major, Hippias is the mouthpiece of a materialist ontology; second, to discuss the critique of this ontology. My argument is based on an interpretation of Hippias Major 300b4-301e3. I begin by revealing the shortcomings of P. Woodruff’s and I. Ludlam’s interpretations. Next, I define the concept of materialism as it was understood in ancient Greece (Democritus) in order to outline the specificity of Hippias’ materialism. Finally, I argue that the opposition between the two characters of the Hippias Major represents in fact an ontological opposition between two conceptions of what a unity is, i. e., Hippias’ elementary corporal unities and Socrates’ “formal unity.”
46. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 46 > Issue: 3
Michel Bourdeau Philosophie française contemporaine: Comte redivivus
47. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 46 > Issue: 4
Franz-Emmanuel Schürch Heidegger et la destruction du scepticisme
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RÉSUMÉ: Cet article analyse le traitement du problème du scepticisme qui est mené au §43 d’Être et temps afin de proposer une nouvelle interprétation de la position philosophique de Heidegger par rapport au conflit entre le réalisme et l’idéalisme. La position heideggérienne à l’égard du scepticisme a souvent été négligée par les commentateurs comme s’il s’agissait d’une question subsidiaire ou d’un fauxproblème, attitude qui est peut-être responsable d’une perception assez répandue dans le monde philosophique qui verrait précisément s’exprimer chez Heidegger une forme de scepticisme. En soulignant certaines ambiguïtés du §43, je soutiens que Heidegger, dans Être et temps, s’attache à l’élaboration d’une réfutation du scepticisme radicale et authentique, bien que celle-ci n’ait été entièrement complétée que plus tard, dans les Beiträge zur Philosophie.ABSTRACT: In this article, I wish to shed a new light on Heidegger’s philosophical position toward idealism and realism. This will be accomplished through an analysis of Heidegger’s account of the problem of scepticism in §43 of Sein und Zeit. Heidegger’s position toward scepticism has often been overlooked or treated candidly by scholars and, as a result, misunderstood in the larger philosophical world, who frequently equated Heidegger’s philosophy with some form of scepticism. By highlighting some crucial ambiguities in the unfolding of §43, I show that in Sein und Zeit Heidegger is elaborating a radical refutation of scepticism even though it will ultimately only be accomplished in the Beiträge zur Philosophie.
48. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 46 > Issue: 4
Celine Bonicco Une critique d’explication par les causes finales: l’anticontractualisme de Hume. Une histoire naturelle du politique
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RÉSUMÉ: Cet article se propose de montrer comment la critique de la théorie contractualiste opérée par David Hume est la conséquence politique de son analyse de la causalité. Hume rejette le contractualisme avant tout pour des raisons méthodologiques : une explication par les causes finales n’est jamais une explication satisfaisante. Or, le contractualisme applique au domaine politique l’argument du desseinprésenté dans les Dialogues sur la religion naturelle. La genèse du politique déployée dans le Traité de la nature humaine doit alors être envisagée comme l’application particulière du seul mode d’explication pertinent des phénomènes, l’histoire naturelle, où la sympathie configure et reconfigure, de manière immanente, la société. À la causalité finale, il faut substituer la causalité efficiente. La théorie politique de Hume dans ses deux versants, négatif et positif, est indissociable de son épistémologie.ABSTRACT: This article proposes to show how David Hume’s critique of contractualism is the political consequence of his analysis of causality. Hume rejects contractualism mainly for methodological reasons: explanations based on final causes are never satisfying. Therefore, contractualism applies to the political sphere the argument from design presented in the Dialogues concerning Natural Religion. The genesis of politics unfolded in A Treatise of Human Nature must be seen as a particular application of the only pertinent way of explaining phenomena, i. e., natural history, in which sympathy immanently configures and reconfigures society. The final cause must be replaced by the efficient cause. Hume’s political theory-either positive or negative-and epistemology cannot be dissociated.
49. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 47 > Issue: 1
Peter Dietsch L'interprétation du principe de la propriété de soi au sein du libertarisme de gauche
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RÉSUMÉ: La notion de propriété de soi présuppose la définition des droits de propriété sur les ressources externes que le libertarisme de gauche limite habituellement aux ressources naturelles. Or, dans une économie spécialisée, la propriété de soi doitégalement être complétée par une définition des droits de propriété sur le surplus coopératif. S'il est cohérent, pour un libertarien de gauche, de considérer le surplus coopératif comme ressource externe et de le distribuer d'une manière égale, on doit en outre observer qu'une théorie de la justice doit se prononcer sur les questions distributives dans plusieurs contextes. Articuler les différences entre ces contextes nous permet de préciser la relation que le libertarisme de gauche entretient avec d'autres théories de la justice.ABSTRACT: Any substantive notion of self-ownership presupposes well-defined property rights over external resources. Left-libertarians usually limit this category to natural resources. I argue that in a specialized economy, substantive self-ownership equally needs to be complemented by a definition of property rights to the cooperative surplus. The natural way for left-libertarianism to provide such a definition is to view the cooperative surplus as an external resource and to distribute it equally. The second part of the article makes the general point that a complete theory of justice needs to take a stance on distribution in various contexts. Articulating the differences between these contexts allows us to gain a better understanding of how left-libertarianism relates to other theories of justice.
50. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 47 > Issue: 1
Emmanuel Faye Pour un approfondissement des recherches sur le nazisme dans l'œuvre de Heidegger
51. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 47 > Issue: 1
Emmanuel Faye Resume de Heidegger, l'introduction du nazisme dans la philosophie
52. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 47 > Issue: 1
Bernadette Bensaude-Vincent Meyerson critique ou héritier de Comte?
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RÉSUMÉ: Émile Meyerson est, à juste titre, perçu comme un adversaire du positivisme d'Auguste Comte, mais une analyse de quelques passages de ses æuvres étayée par sa correspondance montre combien est ambivalente sa relation à Comte. Nous proposons de poursuivre les réflexions qu'ébauche Meyerson sur sa relation à Comte, pour repenser la notion d'influence, trop souvent perçue comme un flux d'idées passivement reçues et plus ou moins digérées. On montrera que l'æuvre de Comte fut pour Meyerson une sorte de matériau d'idées auquel il fait subir un traitement, tout comme un industriel transforme des matières premières pour élaborer un produit fini.ABSTRACT: Even though Émile Meyerson is rightly seen as an opponent of Comte's positivism, analyzing passages of his works with the help of his correspondence shows the ambiguity of his relation to Comte's philosophy. Drawing on Meyerson's remarks about his relation to Comte's philosophy, this article offers a new perspective on the notion of influence, which is too often perceived as passive or unassimilated reception of a stream of ideas. I argue that Meyerson treated Comte's ideas as a sort of raw matter he transformed into a finished product.
53. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 47 > Issue: 1
Donald Ipperciel À vouloir trop prouver...
54. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 47 > Issue: 2
Stéphane Courtois L'intervention humanitaire peut-elle être conçue comme un «devoir parfait»?
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RÉSUMÉ: Cet article examine la thèse, soutenue récemment par Terry Nardin, Kok-Chor Tan et Carla Bagnoli, selon laquelle l'intervention humanitaire devrait être considérée, non plus comme un devoir imparfait (un devoir d'assistance aux victimes de crimes contre l'humanite laissé à la discrétion des membres de la communauté internationale), mais, les conditions de permissivité étant satisfaites, comme un devoir parfait, c'est-à-dire une obligation inconditionnelle réclamée par la justice. Après avoir exposé les raisons pour lesquelles il convient de supporter une teIle position, il met néanmoins en évidence certaines des difficultés qui s'y rattachent et tente de leur apporter des éléments de réponse.ABSTRACT: This article examines the claim recently put forward by Terry Nardin, Kok-Chor Tan, and Carla Bagnoli that humanitarian intervention ought to be conceived, not as an imperfect duty (a duty of assistance to the victims of crimes against humanity left to the discretion of the members of the international community), but-assuming that the permissibility conditions have been satisfied-as a perject duty (an unconditional obligation demanded by justice). After explaining why such a position can be considered as legitimate, it underlines some of its difficulties and provides the elements of a response in order to overcome them.
55. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 47 > Issue: 2
Laurent Jaffro Communauté et société, Collingwood contre les sociologues
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RÉSUMÉ: L'opposition entre communauté et société que Collingwood expose dans son Nouveau Léviathan (1942) doit être confrontée avec la distinction entre Gemeinschaft et Gesellschaft que Tönnies avait introduite en 1887. Cette discussion sur les types idéaux d'organisation sociale relève apparemment de la «sociologie pure» et est poursuivie par Durkheim et Weber. Néanmoins, on peut interpréter l'usage qu'en fait Collingwood comme une mise en question du principe même de la sociologie au nom de la prééminence de la volonté rationnelle.ABSTRACT: The opposition between community and society set out by Collingwood in his New Leviathan (1942) should be compared with the distinction between Gemeinschaft and Gesellschaft that Tönnies had introduced in 1887. The debate on ideal types of social organizations apparently pertains to «pure sociology» and was continued by Durkheim and Weber. However, Collingwood's use of this distinction may be construed as an attack on the very idea of sociology in the name of the primacy of rational will.
56. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 47 > Issue: 3/4
Philippe Steiner Foucault, Weber et l'histoire du sujet économique
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RÉSUMÉ: Cet article part des réflexions sur l'économie politique que Michel Foucault a présentées lors de ses cours au Collège de France dans les années 1977-1979 pour mettre en évidence l'originalité de sa réflexion sur le marché, entendu comme dispositif social de gouvernement des individus en vue d'assurer la sécurité des populations. Dans la deuxième partie, l'article propose un rapprochement de cette réflexion foucaldienne sur l'économie et celle de Max Weber en montrant que les techniques de soí développées par Foucault sont des «méthodiques» et des formes de conduites de vie proches de cellesque Weber a étudiées, notamment dans ses travaux de sociologie de la religion. L'ensemble permet de dégager les pistes d'une histoire, encore inachevée, du comportement économique entendu comme une forme d'ascèse.ABSTRACT: This article deals with Michel Foucault's 1977-79 lectures on political economy. In the first part, we highlight his views on the market, which is equated to a social device instrumental in governing individuals so that they are induced to allow the ruler to reach his goal, which is providing security to the population. In the second part, we consider together Foucault's and Weber's views on the economy, since Foucault's concept of technique of the self is similar to Weber's concept of life conduct, which is central in his sociology of religion. This opens the way to a history of the modern economic behaviour considered as a form of ascetism.
57. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 47 > Issue: 3/4
Plinio Junqueira Smith La Critique de la raison pure face aux scepticismes cartésien, baylien et humien
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RÉSUMÉ : Afin de circonscrire lescepticisme qui lui paraît miner l'entreprise métaphysique des Lumières, il est apparu nécessaire au Kant de la période critique de répondre à trois formes de scepticisme : au scepticisme baylien, qui s'interroge sur la capacité de la raison à parvenir à définir une vérité en rapport avec les idées de cette même raison; au scepticisme humien, ce qui le conduit à distinguer la question soulevée par Hume de son scepticisme pour parvenir à dégager la possibilité de jugements synthétiques a priori; et au scepticisme cartésien, qui met en jeu le lien entre concepts empiriques et choses du monde extérieur. L,'analyse du traitement qu'il en propose montre que le scepticisme joue un rôle fondamental au sein de l'entreprise critique si bien qu'il peut être considéré comme un allié possible afin de rabattre les prétentions du dogmatisme idéaliste.ABSTRACT: In his critical period, Kant thought that scepticism was a threat to the metaphysical enterprise of Enlightenment. He consequently tried to tackle three of its species: Baylean scepticism, which doubts that reason could establish any truth concerning its ideas; Humean scepticism, which must be distinguished from Hume's formulation of the problem if we want to show that synthetic a priori judgements are possible; and Cartesian scepticism, which puts in doubt the reference of empirical concepts to things in the external world. Kant's treatment reveals the fundamental role played by scepticism in his critical enterprise not only as a tripIe challenge to the critical project, but also as an ally against idealist dogmatism.
58. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 47 > Issue: 3/4
Yvon Gauthier Venant Cauchy in memoriam
59. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 47 > Issue: 3/4
Venant Cauchy Identité personnelle et culturelle dans une perspective de mondialisation
60. Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie: Volume > 47 > Issue: 3/4
Josée Brunet La conception du raisonnement de John Broome: «Que nous exprimons-nous lorsque nous raisonnons?»
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RÉSUMÉ: Cet article propose une analyse critique de la conception du raisonnement pratique développée par John Broome. Suite à une présentation de certaines de ses thèses, j'expose quelques difficultés soulevées par la «double expression» et par certains aspects du cognitivisme qu'il endosse explicitement. Je présente deux conséquences qu'entraînent ces critiques, l'une portant sur le lien qu'il établit entre croyance et intention, et l'autre portant sur l'idée que nos raisonnements pratiques seraient nécessairement enchevêtrés à nos raisonnements théoriques. Finalement, j'essaie de montrer que la souree du problème auquel Broome semble être confronté réside dans la difficulté qu'il y a à distinguer clairement entre le raisonnement (relation entre des états mentaux) et la deseription du contenu du raisonnement (relation entre des propositions).ABSTRACT: This article offers a critical analysis of John Broome's conception of practical reasoning. I first introduce his main claims and then point out some of the difficulties raised by the notion of "double expression" and by some aspects of the cognitivism which he explicitly endorses. I then emphasize two consequences of these criticisms: one concerning the link he sees between belief and intention, and the other concerning the idea that our practical reasonings are inextricably linked to our theoretical reasonings. Finally, I argue that the problem Broome seems to be facing has its source in the difficulty of distinguishing clearly between reasoning (a relation between mental states) and the description of its content (a relation between propositions).